10.11.2007
moi, touriste à casquette et appareil photo: les tours de Merle
Je suis allée visiter un des sites les plus touristiques de Corrèze en plein mois d’août… J’espérais seulement être la seule à avoir cette idée génialissime (je ne mâche pas mes mots), seulement je craignais que les activités proposées par le site attire les foules (pire : des familles avec enfants en bas âge jamais contents). Oui, je suis une touriste qui n’aime pas que les autres aient la même idée que moi. Heureusement, il pleuvait ^^ J’avais été très inspirée : du coup, nous étions une dizaines sur les lieux…
Et ça valait réellement le coup ! Déjà, le trajet entre Argentat et les tours de Merle est assez bucolique ; ma citadine d’amour a eu quelque peu de mal, mais quel bonheur de rouler en première sur des chemins de terre ! La route interdite aux caravanes est beaucoup plus intéressante : elle passe devant une magnifique croix (avec un petit Jésus qui louche) et quelques fermes typiques de Xaintrie.
Ce qui est impressionnant une fois arrivé, c’est la situation géographique : les vestiges des tours de Merle se situent au sommet d’un éperon rocheux ; la Maronne, affluent de la Dordogne enlace la colline. Tout autour, d’autres collines enserrent celle des tours de Merle (oui, je décris mal, mais vous n’avez qu’à vous rendre vous-même sur place !).
Les tours furent construites sur un site de troglodytes préexistant, dont les habitants furent appelés « cafocenc » par la population locale (chiens fous en occitan). Ne me demandez pas pourquoi, mais on ne devait pas s’ennuyer en leur compagnie !
Bref, venons aux tours elles-mêmes ! Dépendant de la vicomté de Turenne (absoooolument à visiter, par ailleurs), une famille noble, vassaux des vicomtes, se seraient établis en ce lieu stratégique (ils ne pouvaient pas faire mieux) vers le XIe siècle (après JC, cela va se soit !).
Ce qui est intéressant, c’est que ce ne sont pas des ruines « muettes » (où il faut croire le guide sur parole car il ne reste que 3 pauvres pierres) ; on accède à la cité par la porte, la visite le fait par la rue del ferradou… Ce qui m’a le plus impressionné, ce sont les ruines de la chapelle seigneuriale. Les arrêtes sont encore visibles, les baies ouvertes sur la verdure… L’endroit idéal pour rêvasser à faire la Princesse…
Le site se compose de 7 tours, et il est possible actuellement d’en visiter 3… La dernière nécessaire un cœur bien accroché pour monter dans cordon (surtout quand il pleut) et pour supporter la hauteur.
J’ai eu la chance de visiter les tours de Merle l’été ; la petite fille qui est en moi fut comblée : faire mumuse avec de pauvres zanimaux qui n’ont pas demandé à être entre mes mains, puis surtout LA CHASSE AU TRESOR. Si vous avez le code (qui se trouve en bas), vous pourrez aller voir la dame dans sa tour. Bon, moi, j’étais tout en haut, la flemme de tout redescendre, la dame a été gentille de me laisser profiter du trésor (les bonbons estampillés CG de Corrèze). Du coup, j’ai appris que j’étais bonne à marier (j’ai « fais des étincelle » grâce à une morceau de fer sur du silex) et j’ai pu essayer une magnifique côte de mailles (c’est drôlement lourd ces choses là). Prochainement des photos en partie censurées…
19:05 Publié dans En passant par la Corrèze avec mes sabots... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Corrèze, tours de Merle



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