08.12.2007
Tremblez, corréziens !
Depuis que j’habite à Tulle, je suis terrifiée à chaque fois que j’entend des mirages voler au dessus de ma tête. Car en effet, ce ne sont pas des vols de compagnies aériennes touristiques, ces engins là sont vraiment impressionnants. Ils passent à une vitesse folle, à grands fracas. A chaque fois, j’ai l’impression que l’avion va tomber sur la ville.
Je n’avais pas tord de faire la peureuse. Avant-hier, soit le 8 décembre, un mirage est tombé sur Neuvic. Heureusement en rase campagne. Malheureusement le pilote est mort. Pour des raisons inexpliquées encore. Et bin, je peux vous dire que ça fout la frousse ! Tremblerai-je deux fois plus à présent ? A vérifier dans ces prochains jours.
Une petite précision sur les dégâts qu’un rafale peut produire en chute libre depuis 4000m : un cratère de 10m de profondeur…
http://limousin-poitou-charentes.france3.fr/info/37222942... pour la petite histoire.
De plus, j’ai eu une merveilleuse surprise le 5, soit le premier mercredi du mois de décembre. J’ai été ravie d’apprendre que la sirène du quartier où je travaille se trouve pile poil au dessus de mon bâtiment. Ca surprend la première fois. Je sens que ça va me surprendre tous les mois.
A quand ma crise cardiaque ?
14:20 Publié dans En passant par la Corrèze avec mes sabots... | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Corrèze, Neuvic, accident, rafale
17.11.2007
Uzerche (à tes souhaits)
Suis allée plusieurs fois à Uzerche pour mon plus grand plaisir. Il s’agit d’une ville fortifiée, à quelques 30 kilomètres de Tulle et de Brive-la-Gaillarde. Uzerche me plait tellement que je me suis promise que si je devais travailler ad vitam eternam à Brive, je vivrai à Uzerche.
Cette ville est extrêmement reposante, juchée sur son roc. Depuis le sommet de la colline, tout près de l’église abbatiale Saint-Jean, un paysage boisé et vallonné s’offre à vos yeux… Malheureusement, Uzerche souffre de sa ruralité : la gare ne sera plus desservie par les trains nationaux de la ligne SNCF Paris-Toulouse. Trop près de Brive pour être rentable. Dommage, parce que cette ville est drôlement dynamique (je ne parle que de ce qui m’intéresse : les boutiques et le cinéma).
A voir absolument (bientôt en photo, oui, je me répète), attention, il y a à boire et à manger :
- la crypte de l’église Saint-Jean : la plus ancienne du Limousin. Ne pas hésiter à pousser la porte à l’extérieur du chevet. Minuterie payante, mais vous pouvez vous en sortir très bien avec un téléphone portable. A coup sûr, vous vous prendrez pour un aventurier !
- la porte de la ville, que vous ne pouvez pas rater. A admirer : le blason de la ville ave ses charmantes limousines (les vaches, hein !).
- la fontaine sur la place principale, avec une sculpture en fer forgé sur la découverte du feu (même si elle ressemble à un sourcier, je maintiens) très originale. Ne vous inquiétez pas, le bruit étrange que vous entendez provient de la fontaine qui fait des remous (j’ai mis du temps avant de comprendre).
- Prendre un sirop à la violette dans le bar se situant autour de la place principale… Un petit goût de Toulouse dans un verre d’eau !
- petit restaurant sur la rue principale, avant de franchir la porte de la ville. De quoi s’en mettre plein la pense pour trois fois rien avec vue sur la campagne…
- si vous avez de bonnes jambes, vous pourrez aller voir le lavoir (oui, tout en bas des escaliers, ça fait une trotte). Paraît qu’on peut y trouver des mûres !
12:45 Publié dans En passant par la Corrèze avec mes sabots... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Uzerche, Corrèze
12.11.2007
Gimel sans ses cascades
Hier, j’ai eu la folie d’aller à Gimel les Cascades. Je suis déjà allée plusieurs fois à Gimel, tout près de Tulle et tellement dépaysant ! Village magnifique avec vue superbe sur la campagne corrézienne, belles ruines castrales, mignonnette petite promenade au bord de l'eau. Je parlerai une autre fois de la chapelle et de l’église paroissiale ; de plus, aucun avis sur les cascades, puisque privées donc payantes… Voire assez chères pour des cascades ; mais il y a tant à voir en dehors du village un peu trop restauré.
Donc cette fois-ci, je me suis aventurée sur le chemin bucolique (et très glissant) menant vers l’église Saint-Etienne de Braguse, à 30 minutes de Gimel. Le chemin descend vers le cours d’eau puis devient plus praticable (quel cauchemar de marcher sur des feuilles mouillées !) à mi-hauteur de la colline. Ensuite, nous tombons sur la façade de ladite église, sans avoir trop de recul ; la surprise est donc totale. Cette église fut construite sur l’emplacement de l’ermitage de Saint-Dumine ayant vécu au Vie siècle (qui eut une vie palpitante).
Mais au lieu de me répéter, je vais vous rediriger vers le site de Gimel : http://pagesperso-orange.fr/gimellescascades/ . Ce site propose des photographies que je n’ai pas encore prises…
L’église, désaffectée vers le XVIIIe siècle, garde encore de sa superbe : façade intacte, dallage et plaques mortuaires très bien conservées… Le mur droit de l’édifice est composé d’un roc impressionnant… Quoiqu’il en soit, ce site permet d’avoir une vue panoramique sur toute la vallée ; le murmure lointain des cascades ajoute un certain romantisme à ce lieu… Bref, il s’agit d’un détour à faire absolument (si vous êtes bien chaussés !).
19:20 Publié dans En passant par la Corrèze avec mes sabots... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Gimel-les-Cascades, Corrèze, Saint-Etienne de Braguse
10.11.2007
moi, touriste à casquette et appareil photo: les tours de Merle
Je suis allée visiter un des sites les plus touristiques de Corrèze en plein mois d’août… J’espérais seulement être la seule à avoir cette idée génialissime (je ne mâche pas mes mots), seulement je craignais que les activités proposées par le site attire les foules (pire : des familles avec enfants en bas âge jamais contents). Oui, je suis une touriste qui n’aime pas que les autres aient la même idée que moi. Heureusement, il pleuvait ^^ J’avais été très inspirée : du coup, nous étions une dizaines sur les lieux…
Et ça valait réellement le coup ! Déjà, le trajet entre Argentat et les tours de Merle est assez bucolique ; ma citadine d’amour a eu quelque peu de mal, mais quel bonheur de rouler en première sur des chemins de terre ! La route interdite aux caravanes est beaucoup plus intéressante : elle passe devant une magnifique croix (avec un petit Jésus qui louche) et quelques fermes typiques de Xaintrie.
Ce qui est impressionnant une fois arrivé, c’est la situation géographique : les vestiges des tours de Merle se situent au sommet d’un éperon rocheux ; la Maronne, affluent de la Dordogne enlace la colline. Tout autour, d’autres collines enserrent celle des tours de Merle (oui, je décris mal, mais vous n’avez qu’à vous rendre vous-même sur place !).
Les tours furent construites sur un site de troglodytes préexistant, dont les habitants furent appelés « cafocenc » par la population locale (chiens fous en occitan). Ne me demandez pas pourquoi, mais on ne devait pas s’ennuyer en leur compagnie !
Bref, venons aux tours elles-mêmes ! Dépendant de la vicomté de Turenne (absoooolument à visiter, par ailleurs), une famille noble, vassaux des vicomtes, se seraient établis en ce lieu stratégique (ils ne pouvaient pas faire mieux) vers le XIe siècle (après JC, cela va se soit !).
Ce qui est intéressant, c’est que ce ne sont pas des ruines « muettes » (où il faut croire le guide sur parole car il ne reste que 3 pauvres pierres) ; on accède à la cité par la porte, la visite le fait par la rue del ferradou… Ce qui m’a le plus impressionné, ce sont les ruines de la chapelle seigneuriale. Les arrêtes sont encore visibles, les baies ouvertes sur la verdure… L’endroit idéal pour rêvasser à faire la Princesse…
Le site se compose de 7 tours, et il est possible actuellement d’en visiter 3… La dernière nécessaire un cœur bien accroché pour monter dans cordon (surtout quand il pleut) et pour supporter la hauteur.
J’ai eu la chance de visiter les tours de Merle l’été ; la petite fille qui est en moi fut comblée : faire mumuse avec de pauvres zanimaux qui n’ont pas demandé à être entre mes mains, puis surtout LA CHASSE AU TRESOR. Si vous avez le code (qui se trouve en bas), vous pourrez aller voir la dame dans sa tour. Bon, moi, j’étais tout en haut, la flemme de tout redescendre, la dame a été gentille de me laisser profiter du trésor (les bonbons estampillés CG de Corrèze). Du coup, j’ai appris que j’étais bonne à marier (j’ai « fais des étincelle » grâce à une morceau de fer sur du silex) et j’ai pu essayer une magnifique côte de mailles (c’est drôlement lourd ces choses là). Prochainement des photos en partie censurées…
19:05 Publié dans En passant par la Corrèze avec mes sabots... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Corrèze, tours de Merle
09.11.2007
On the road
La route que j'emprunte tous les jours est celle qui traverse de part en part la Corrèze; il s'agit de la bien nommée N89. Bon, je vais principalement (ou exclusivement) parler de la section Tulle-Brive (ou Brive-Tulle selon les goût). Cela représente à peu près 30 kms. 30 kms de bonheur (oula)!
H: Son tracé a été décidé en 1961, afin de relier Lyon à Bordeaux.
Ce sujet sera prochainement complété de photos (oui, on peut rendre une route nationale photogénique), parce que là, effectivement, ce post n'a pas grand intérêt. Donc du coup, ce sujet ne sert à rien, encore. Mais prochainement (vers le 25 décembre), j'aurai un magnifique appareil photo numérique, mon petit bijou (oui, je suis vénale).
Je peux dors et déjà parler d'une ville très proche de Brive-la-Gaillarde, qui est parait-t-il drôlement jolie à l'intérieur (affaire à suivre): Malemort-sur-Corrèze.
Un peu d'histoire n'a jamais fait de mal à personne... Allez, courrage, ça ne va pas être long:
H: je vais vous perler de la bataille de Malemort. Gilbert de Malemort, seigneur du coin, voulait "guerroyer" contre le vicomte Archambaud de Comborn. il engagea donc des brabançons (non, ce ne sont pas des chiens mais des habitants du duché de Brabant). Grâce à eux, Gilbert ravagea les terres d'Archambaud en 1174. L'hiver arrivant, toute la petite troupe se retira à Malemort avec les prisonniers de l'autre camp. Seulement Gilbert, pas très malin et en manque d'argent, congédia les brabançons qui ne l'entendaient pas de cette oreille (février 1175). Mécontents, ceux-ci capturèrent le père de Gilbert (vous suivez?), occupèrent le château et pillèrent la région. Gilbert n'eut pas d'autre choix que de supplier Archambaud, son ennemi, de combattre à ses côtés pour exterminer les mercenaires qu'il avait justement payé pour le battre! Ce qu'Archambaud a fait, et tout se termina bien en mars 1177, sauf pour les brabançons.
20:10 Publié dans En passant par la Corrèze avec mes sabots... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Affaire criminelle, premier acte : affaire Marie Lafarge-Capelle
J’ai découvert l’histoire dramatique de Marie alors que je me flânais chez un bouquiniste tulliste. Je suis tombée sur l’autobiographie de Marie, qu’elle a rédigée en prison. En en parlant autour de moi (à des non tullistes), je me suis rendue compte à quel point cette histoire était encore très présente dans l’inconscient des français. Un peu comme Marie Besnard.
Car MA Marie fut elle aussi soupçonnée d’avoir empoisonné son mari…
Je l’ai retrouvée en visitant le Musée du Cloître ; un journaliste raconta l’histoire de Marie sous forme de bande dessinée. Seulement ce monsieur choisit le parti prit de la victime, accusant Marie de tous les maux (aussi vénaux soient ils).
Marie-Fortunée (ah bon ?) Capelle (1816-1844) est née dans un milieu noble (son arrière-grand mère aurait fricoté avec un Prince d’Orléans). Orpheline très tôt, elle fut élevée par ses tantes au château de Busagny.
D’après le caricaturiste du Musée du Cloître, elle choisit son époux sur catalogue (comme une espèce de mante religieuse)… J’en doute. Il sembleletait que ce soit plutôt l'inverse. BREF. Elle se maria avec Charles Pouch-Lafarge, un homme couvert de dettes. Il lui fit croire que la Corrèze, c’était tip top, seulement elle se retrouva en tête-à-tête avec sa belle-mère, dans l’ancien monastère du Glandier (commune de Beyssac). Infesté de rats (d’où l’arsenic pour les faire mourir), humide, isolé, autant dire que Marie tenta de fuir ; sans succès.
En décembre 1839, alors que Charles était en voyage à Paris, histoire de renflouer les caisses, sa femme lui envoya un gâteau. Il mourut quelques semaines après… Mais que s’était-il passé ?
Du coup, elle a connu un procès devant la cour d’assises de Tulle qui la condamna aux travaux forcés après exposition en place publique de Tulle. Mais ce qui est important dans cette histoire, c’est :- que ce feuilleton judiciaire passionna les foules
- que pour la première fois on fit intervenir des scientifiques pour analyser les viscères du défunt
- qu’on l’accusa sans preuve (une seule analyse démontrant que le corps de Charles avait de l’arsenic), la rumeur s’occupant de tout
- qu'elle fut soutenue, entre autres par George Sand (avec qui elle échangea une correspondance abondante). Marie était une femme rafinée et très instruite laissa derrière elle des écrits d'une grande qualité littéraire (Heures de prison à lire absolument).
Au final, sa peine fut commuée en détention criminelle à perpétuité, Marie ayant la tuberculose ; puis elle fut grâciée en 1852 par le futur Napoléon III avec l'aide d'un ami de son père; finalement, elle décéda d’ailleurs à Aulus-les-bains en cure.
Finalement, il semblerait, d’après des études récentes, que Charles serait mort de la fièvre typhoïde…Cette histoire connu un véritable engouement, soulevant des idées anti-parisiens et largement misogynes.
D’ailleurs, je cherche absolument le film avec Renoir de 1937… Personne ne connait dans la foule ?17:40 Publié dans En passant par la Corrèze avec mes sabots... | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : lafarge, capelle, procès, justice, Corrèze





