20.11.2007
Manufacture royale d’armes de guerre de Tulle
Tulle doit beaucoup à la MAT, Manufacture d’Armes de Tulle. A certains moment, cette entreprise a embauché près de 3000 personnes (sur 20 000 tullistes à l’époque, ce n’était pas rien). Il s’agissait de la plus grande entreprise en Corrèze.
Un peu d’Histoire pour commencer… Elle a été « fondée » par deux tullistes, le canonnier Michel Pauphile et le procureur du Roi au Présidial de Tulle Martial Fénis de Lacombe pour répondre à une grosse commande. L’un apportait le savoir-faire (et un moulin) et l’autre les sous (et un moulin) (à vous de deviner qui est qui [mon blog serait-il ludique ?]). Bref, même moi je m’y perds.
Ils ont formé des jeunes en apprentissage, et rapidement, ils étaient près de 200 ouvriers spécialisés.
En 1777, ils ont obtenu des lettres patentes de Louis XIV leur permettant une existence légale (80 ans après…).
Mais sautons directement à la Révolution française ; la volonté de l’époque fut de construite une grande manufacture dite de la Montagne, « la plus grande d’Europe ». Parce qu’en ce temps là, vous aviez des ouvriers qui travaillaient chez eux (appelées boutiques) et des sites partout dans la ville (de l’ancienne église Saint-Julien [actuel lycée Turgot] au site encore vivant de la MAT). Ce projet devait aboutir à la cité Cazeau, près de la gare. Une route de près d’un kilomètre et demi aurait dû être construite… Cette réalisation aurait complètement changé le visage de Tulle !
Ils ont donc pris les pierres de taille d’une église aujourd’hui disparue et celles de la cathédrale (qui servait accessoirement de fabrique à canons). Ils n’ont eu le temps de prendre seulement le dallage (ç’aurait été dommage, une cathédrale si riquiqui-mignonette !).
Manque plus que je vous retrouve les textes anticléricaux irrésistibles !
Puis durant la Première Guerre Mondiale, ils embauchèrent beaucoup de femmes appelées « munitionnettes », celle dont on parle tant dans les documentaires. Durant la Seconde Guerre Mondiale, la MAT a perdu beaucoup d’effectif (hommes partis à la guerre) puis nombreuses victimes des évènements du 9 juin 1944 (quoi ? Je ne vous en ai pas déjà parlé ?).
Pour conclure, la MAT a fermé ses portes dans les années 1990… Mais il reste le musée municipal des armes (très intéressant) !
19:05 Publié dans Tulle, l'autre ville aux 7 collines | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Tulle, Corrèze, MAT, Manu
17.11.2007
Uzerche (à tes souhaits)
Suis allée plusieurs fois à Uzerche pour mon plus grand plaisir. Il s’agit d’une ville fortifiée, à quelques 30 kilomètres de Tulle et de Brive-la-Gaillarde. Uzerche me plait tellement que je me suis promise que si je devais travailler ad vitam eternam à Brive, je vivrai à Uzerche.
Cette ville est extrêmement reposante, juchée sur son roc. Depuis le sommet de la colline, tout près de l’église abbatiale Saint-Jean, un paysage boisé et vallonné s’offre à vos yeux… Malheureusement, Uzerche souffre de sa ruralité : la gare ne sera plus desservie par les trains nationaux de la ligne SNCF Paris-Toulouse. Trop près de Brive pour être rentable. Dommage, parce que cette ville est drôlement dynamique (je ne parle que de ce qui m’intéresse : les boutiques et le cinéma).
A voir absolument (bientôt en photo, oui, je me répète), attention, il y a à boire et à manger :
- la crypte de l’église Saint-Jean : la plus ancienne du Limousin. Ne pas hésiter à pousser la porte à l’extérieur du chevet. Minuterie payante, mais vous pouvez vous en sortir très bien avec un téléphone portable. A coup sûr, vous vous prendrez pour un aventurier !
- la porte de la ville, que vous ne pouvez pas rater. A admirer : le blason de la ville ave ses charmantes limousines (les vaches, hein !).
- la fontaine sur la place principale, avec une sculpture en fer forgé sur la découverte du feu (même si elle ressemble à un sourcier, je maintiens) très originale. Ne vous inquiétez pas, le bruit étrange que vous entendez provient de la fontaine qui fait des remous (j’ai mis du temps avant de comprendre).
- Prendre un sirop à la violette dans le bar se situant autour de la place principale… Un petit goût de Toulouse dans un verre d’eau !
- petit restaurant sur la rue principale, avant de franchir la porte de la ville. De quoi s’en mettre plein la pense pour trois fois rien avec vue sur la campagne…
- si vous avez de bonnes jambes, vous pourrez aller voir le lavoir (oui, tout en bas des escaliers, ça fait une trotte). Paraît qu’on peut y trouver des mûres !
12:45 Publié dans En passant par la Corrèze avec mes sabots... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Uzerche, Corrèze
12.11.2007
Gimel sans ses cascades
Hier, j’ai eu la folie d’aller à Gimel les Cascades. Je suis déjà allée plusieurs fois à Gimel, tout près de Tulle et tellement dépaysant ! Village magnifique avec vue superbe sur la campagne corrézienne, belles ruines castrales, mignonnette petite promenade au bord de l'eau. Je parlerai une autre fois de la chapelle et de l’église paroissiale ; de plus, aucun avis sur les cascades, puisque privées donc payantes… Voire assez chères pour des cascades ; mais il y a tant à voir en dehors du village un peu trop restauré.
Donc cette fois-ci, je me suis aventurée sur le chemin bucolique (et très glissant) menant vers l’église Saint-Etienne de Braguse, à 30 minutes de Gimel. Le chemin descend vers le cours d’eau puis devient plus praticable (quel cauchemar de marcher sur des feuilles mouillées !) à mi-hauteur de la colline. Ensuite, nous tombons sur la façade de ladite église, sans avoir trop de recul ; la surprise est donc totale. Cette église fut construite sur l’emplacement de l’ermitage de Saint-Dumine ayant vécu au Vie siècle (qui eut une vie palpitante).
Mais au lieu de me répéter, je vais vous rediriger vers le site de Gimel : http://pagesperso-orange.fr/gimellescascades/ . Ce site propose des photographies que je n’ai pas encore prises…
L’église, désaffectée vers le XVIIIe siècle, garde encore de sa superbe : façade intacte, dallage et plaques mortuaires très bien conservées… Le mur droit de l’édifice est composé d’un roc impressionnant… Quoiqu’il en soit, ce site permet d’avoir une vue panoramique sur toute la vallée ; le murmure lointain des cascades ajoute un certain romantisme à ce lieu… Bref, il s’agit d’un détour à faire absolument (si vous êtes bien chaussés !).
19:20 Publié dans En passant par la Corrèze avec mes sabots... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Gimel-les-Cascades, Corrèze, Saint-Etienne de Braguse


