08.12.2007

Tremblez, corréziens !

Depuis que j’habite à Tulle, je suis terrifiée à chaque fois que j’entend des mirages voler au dessus de ma tête. Car en effet, ce ne sont pas des vols de compagnies aériennes touristiques, ces engins là sont vraiment impressionnants. Ils passent à une vitesse folle, à grands fracas. A chaque fois, j’ai l’impression que l’avion va tomber sur la ville.

 

Je n’avais pas tord de faire la peureuse. Avant-hier, soit le 8 décembre, un mirage est tombé sur Neuvic. Heureusement en rase campagne. Malheureusement le pilote est mort. Pour des raisons inexpliquées encore. Et bin, je peux vous dire que ça fout la frousse ! Tremblerai-je deux fois plus à présent ? A vérifier dans ces prochains jours.

 

Une petite précision sur les dégâts qu’un rafale peut produire en chute libre depuis 4000m : un cratère de 10m de profondeur…

http://limousin-poitou-charentes.france3.fr/info/37222942... pour la petite histoire.

 

De plus, j’ai eu une merveilleuse surprise le 5, soit le premier mercredi du mois de décembre. J’ai été ravie d’apprendre que la sirène du quartier où je travaille se trouve pile poil au dessus de mon bâtiment. Ca surprend la première fois. Je sens que ça va me surprendre tous les mois.

 

A quand ma crise cardiaque ?

07.12.2007

Etre « balade » à Tulle

Oui, je déroge à mon engagement de départ : des articles un peu sérieux sur le Limousin. Seulement vivre en Limousin, c’est aussi faire face à des problèmes concrets et inattendus.

La nouvelle est tombée sur moi comme une bombe : j’ai attrapé la grippe. Et avoir la grippe sans médecin référent, sans rendez-vous, sans savoir même où se trouvent les médecins dans son quartier. Et tout ça après son travail (je suis sérieuse !), vers 17h… Bref, la galère !

 

Première phase : trouver un médecin sans rendez-vous pas très loin (risque de défaillance physique) en soirée. J’en ai tenté deux (premier ne pouvait pas, second sans secrétaire), puis la troisième a acceptée. Rare. J’ai attendu 1h dans la salle d’attente avec un 39°5 en guise de compagnie et je suis tombée sur un médecin formidable. Très rare !!! Très pointilleuse (même à se préoccuper de ce qui ne regarde personne).  Seconde phase : la pharmacie. Les pharmaciens sont rarement sympathiques. Je ne sais pas si c’est ma tête qui leur revient pas, mais ils sont toujours soupçonneux envers moi (faut dire que je demande de la poudre de licopode pour des expérience de magie alors QU’IL N’Y A RIEN D’ILLEGAL).

 

J’ai fait le tour de plusieurs pharmacies tullistes, étant très faible des cordes vocales (miam, la pastille au miel rosat, je vous la recommande).

1 : pharmacien qui se fiche de ma voix merveilleusement aphone, sans être lourd et NE POUSSANT PAS A LA CONSOMMATION. Wahou !

2 : mon propriétaire, très sympathique en tant que tel, aucune expérience pharmaceutique avec lui (en face de la cathédrale).

3 : la pharmacie qui se trouve juste en bas de chez moi, dans le Trech, celle qui a des serpents dans du formol pour attirer le client (sont en vacances de Nowel actuellement). Très sympathiques, de très bon conseils. Mes préférés !

 

Je sais très bien que ce post n’a aucun intérêt ; mais le jour où vous vous retrouverez malades dans une ville inconnue, vous penserez à la chance que j’ai eue de pouvoir rentrer du travail à 17h et être au lit avec un grog à 18h30.

04.12.2007

Sourire à la vie

Oui, je suis bien consciente de l’aspect « cucul-la-praline » de ce titre, et j’assume. Je voulais simplement rendre compte d’un fait essentiel, qui a beaucoup changé mon quotidien ; non, ici les gens ne sont pas gronchons (entre grognons et ronchons) ; non, ici les automobilistes ne vous klaxonnent pas parce vous n’avancez pas pile poil au moment où le feu devient vert. Les tullistes se sourient SANS SE CONNAITRE !

Ici, à Tulle, les gens sourient. Pour mon premier jour, j’ai eu la joie d’avoir un « bonjour Madame, il fait beau aujourd’hui » d’un parfait inconnu devant chez moi. Les gens se klaxonnent pour se dire bonjour. Si vous vous voulez traverser (même hors passage piétons !), les voitures vous laissent passer. Cette ville est assez bisounours pour moi sans être hippie-je-fais-des-câlins-à-tout-les-inconnus. Une ville-village.  Je vais me faire des ennemis, mais cette ville est une exception en Corrèze (peut être mis à part Uzerche, ma chouchou). Les brivistes sont de vrais toulousains. Pressés, bobos, de mauvais poil. Et je ne parle même pas d’Ussel ! Hum, mais là n’est pas le sujet. 

Donc non, Tulle n’est pas « paumé », où il n’y a « rien à y faire » (ras-le-bol de toujours devoir faire la pub de cette merveilleuse ville). Je préfère être à Tulle qu’à Brive (et je suis persuadée qu’il y a plus d’activités ici !). Tulle est très vivant, même pour une jeune d’à peu près 25 ans normalement constituée (bon, ok, je n’aime pas les boites).

Tous mes plaisirs quotidiens peuvent être réalisables ici (à 15 minutes à pied maxi) : cinéma art et essai de très bonne qualité (faut pas être pressé, tout bon film arrive à point à qui sait attendre), bars impeccables (dont un qui sert des vins étrangers), bibliothèque avec un fonds peu fourni mais de très bonne qualité (on peut emprunter des vinyles !), pizza qui livre gratuitement, une piscine ultra tip top pour la feignasse que je suis… Avec des concerts electro organisés dedans parfois, de la folie furieuse !! Un théâtre resplendissant (bientôt les photos, promis !). Quant aux festivals, ils méritent un sujet rien qu’à eux. 

Bref, j’y suis heureuse et toute personne normalement constituée serait ravie d’y vivre. Je finirai par la phrase que me disent tous les tullistes : « on y vient en pleurant et on y part en pleurant ». Que ces personnes se rassurent : j’étais heureuse de quitter Toulouse !

23.11.2007

Même fauché, il y a à manger!

Je ne parlerai que de mes aventures tullistes pour l'instant, n'ayant été fauchée qu'ici...

Tout d’abord, il faut avoir 2 euros sur soi un lundi pour goûter le jour du beignet ! Youpi, hourra, c’est la fête, et ça se passe dans une pâtisserie rive gauche, au début de l’avenur Victor-Hugo. Si vous y arrivez assez tôt, vous pourrez goûter aux beignets chocolat, à la crème ou nature (les meilleurs). Et avec seulement 2 euros, vous en aurez 10 ! La vie n’est pas belle, bourré ?

A Tulle, ils ont aussi une chose merveilleuse appelée « la Mie câline ». Quoi ? Chez vous aussi ? Mais ont-il la chocolatine chocolat-pistache-qui-dégouline-sur-la-photo-que-la-a-l’air-avarié ? A vrai dire, je ne me souviens plus du prix puisqu’on me l’a offerte. C’est une expérience culinaire à vivre.

A essayer aussi pour faire semblant d’avoir tout plein d’argent dans le portefeuille : aller à la pâtisserie Rochais, toujours rue Victor-Hugo. A noter de bonnes guimauves. 

Face à la cathédrale, autre pâtisserie avec une tarte alsacienne TRES BOURRATIVE pour quelques pièces. Très économique. Suis sûre que cette patisserie remonte un taux d’hypoglycémie plus vite qu’un morceau de sucre. Mais délicieux ! Les autres gâteaux sont magnifiques et assez bons marchés. Bref, si vous voulez épater quelqu’un…

Ah, si, une expérience corrézienne… sais pas si c’est la bonne appellation. Bref, une expérience de Corrèze, le village. Pour 7 euros, vous avez une tourte à la pomme de terre (spécialité excellente du coin) ENORME. Et merveilleuse. 

Bref, je vais tenter de ne pas finir Bibendum d’ici la fin de mon contrat !

Edit grâce à une charmante lectrice: la farcidure. J'ai appris sa connaissance par une chanson des Réveilhés de Sainte-Fortunade qui glorifiait cette spécialité cullinaire (avec mimes et tout et tout) sur l'air de "Tomber la chemise" de mes chers Zebda (festival des Nuits de Nacre 2007). Du coup, le lendemain j'en ai acheté et c'était vraiment pas terrible (seul le lardon au beau milieu vallait le coup). A tenter dans un vrai restaurant!

Autres expérience, plus réussie cette fois-ci: la mique achetée chez mon boucher préféré (qui a la flemme de me couper de la viande, sisi!). La mique est une sorte de mie de pain cuite dans du bouillon, généralement accompagnée par du petit salé. Malheureusement, flemmarde comme je suis, j'ai juste fait revenir ma tranche de mique dans du beurre à la poelle... Un véritable délice!

Au final, je mise sur un +7 kilos d'ici la fin de l'hiver... Qui prend les paris?

20.11.2007

Manufacture royale d’armes de guerre de Tulle

Tulle doit beaucoup à la MAT, Manufacture d’Armes de Tulle. A certains moment, cette entreprise a embauché près de 3000 personnes (sur 20 000 tullistes à l’époque, ce n’était pas rien). Il s’agissait de la plus grande entreprise en Corrèze.

Un peu d’Histoire pour commencer… Elle a été « fondée » par deux tullistes, le canonnier Michel Pauphile et le procureur du Roi au Présidial de Tulle Martial Fénis de Lacombe pour répondre à une grosse commande. L’un apportait le savoir-faire (et un moulin) et l’autre les sous (et un moulin) (à vous de deviner qui est qui [mon blog serait-il ludique ?]). Bref, même moi je m’y perds.

Ils ont formé des jeunes en apprentissage, et rapidement,  ils étaient près de 200 ouvriers spécialisés.

En 1777, ils ont obtenu des lettres patentes de Louis XIV leur permettant une existence légale (80 ans après…).

Mais sautons directement à la Révolution française ; la volonté de l’époque fut de construite une grande manufacture dite de la Montagne, « la plus grande d’Europe ». Parce qu’en ce temps là, vous aviez des ouvriers qui travaillaient chez eux (appelées boutiques) et des sites partout dans la ville (de l’ancienne église Saint-Julien [actuel lycée Turgot] au site encore vivant de la MAT). Ce projet devait aboutir à la cité Cazeau, près de la gare. Une route de près d’un kilomètre et demi aurait dû être construite… Cette réalisation aurait complètement changé le visage de Tulle !

Ils ont donc pris les pierres de taille d’une église aujourd’hui disparue et celles de la cathédrale (qui servait accessoirement de fabrique à canons). Ils n’ont eu le temps de prendre seulement le dallage (ç’aurait été dommage, une cathédrale si riquiqui-mignonette !).

Manque plus que je vous retrouve les textes anticléricaux irrésistibles !

Puis durant la Première Guerre Mondiale, ils embauchèrent beaucoup de femmes appelées « munitionnettes », celle dont on parle tant dans les documentaires.  Durant la Seconde Guerre Mondiale, la MAT a perdu beaucoup d’effectif (hommes partis à la guerre) puis nombreuses victimes des évènements du 9 juin 1944 (quoi ? Je ne vous en ai pas déjà parlé ?). 

Pour conclure, la MAT a fermé ses portes dans les années 1990… Mais il reste le musée municipal des armes (très intéressant) !

17.11.2007

Uzerche (à tes souhaits)

Suis allée plusieurs fois à Uzerche pour mon plus grand plaisir. Il s’agit d’une ville fortifiée, à quelques 30 kilomètres de Tulle et de Brive-la-Gaillarde. Uzerche me plait tellement que je me suis promise que si je devais travailler ad vitam eternam à Brive, je vivrai à Uzerche.

Cette ville est extrêmement reposante, juchée sur son roc. Depuis le sommet de la colline, tout près de l’église abbatiale Saint-Jean, un paysage boisé et vallonné s’offre à vos yeux…  Malheureusement, Uzerche souffre de sa ruralité : la gare ne sera plus desservie par les trains nationaux de la ligne SNCF Paris-Toulouse. Trop près de Brive pour être rentable. Dommage, parce que cette ville est drôlement dynamique (je ne parle que de ce qui m’intéresse : les boutiques et le cinéma). 

A voir absolument (bientôt en photo, oui, je me répète), attention, il y a à boire et à manger :

-         la crypte de l’église Saint-Jean : la plus ancienne du Limousin. Ne pas hésiter à pousser la porte à l’extérieur du chevet. Minuterie payante, mais vous pouvez vous en sortir très bien avec un téléphone portable. A coup sûr, vous vous prendrez pour un aventurier !

-         la porte de la ville, que vous ne pouvez pas rater. A admirer : le blason de la ville ave ses charmantes limousines (les vaches, hein !).

-         la fontaine sur la place principale, avec une sculpture en fer forgé sur la découverte du feu (même si elle ressemble à un sourcier, je maintiens) très originale. Ne vous inquiétez pas, le bruit étrange que vous entendez provient de la fontaine qui fait des remous (j’ai mis du temps avant de comprendre).

-         Prendre un sirop à la violette dans le bar se situant autour de la place principale… Un petit goût de Toulouse dans un verre d’eau !

-         petit restaurant sur la rue principale, avant de franchir la porte de la ville. De quoi s’en mettre plein la pense pour trois fois rien avec vue sur la campagne…

-         si vous avez de bonnes jambes, vous pourrez aller voir le lavoir (oui, tout en bas des escaliers, ça fait une trotte). Paraît qu’on peut y trouver des mûres !

12.11.2007

Gimel sans ses cascades

Hier, j’ai eu la folie d’aller à Gimel les Cascades. Je suis déjà allée plusieurs fois à Gimel, tout près de Tulle et tellement dépaysant ! Village magnifique avec vue superbe sur la campagne corrézienne, belles ruines castrales, mignonnette petite promenade au bord de l'eau. Je parlerai une autre fois de la chapelle et de l’église paroissiale ; de plus, aucun avis sur les cascades, puisque privées donc payantes… Voire assez chères pour des cascades ; mais il y a tant à voir en dehors du village un peu trop restauré.

Donc cette fois-ci, je me suis aventurée sur le chemin bucolique (et très glissant) menant vers l’église Saint-Etienne de Braguse, à 30 minutes de Gimel. Le chemin descend vers le cours d’eau puis devient plus praticable (quel cauchemar de marcher sur des feuilles mouillées !) à mi-hauteur de la colline. Ensuite, nous tombons sur la façade de ladite église, sans avoir trop de recul ; la surprise est donc totale. Cette église fut construite sur l’emplacement de l’ermitage de Saint-Dumine ayant vécu au Vie siècle (qui eut une vie palpitante).

Mais au lieu de me répéter, je vais vous rediriger vers le site de Gimel : http://pagesperso-orange.fr/gimellescascades/ . Ce site propose des photographies que je n’ai pas encore prises…

L’église, désaffectée vers le XVIIIe siècle, garde encore de sa superbe : façade intacte, dallage et plaques mortuaires très bien conservées… Le mur droit de l’édifice est composé d’un roc impressionnant… Quoiqu’il en soit, ce site permet d’avoir une vue panoramique sur toute la vallée ; le murmure lointain des cascades ajoute un certain romantisme à ce lieu… Bref, il s’agit d’un détour à faire absolument (si vous êtes bien chaussés !).

10.11.2007

moi, touriste à casquette et appareil photo: les tours de Merle

Je suis allée visiter un des sites les plus touristiques de Corrèze en plein mois d’août… J’espérais seulement être la seule à avoir cette idée génialissime (je ne mâche pas mes mots), seulement je craignais que les activités proposées par le site attire les foules (pire : des familles avec enfants en bas âge jamais contents). Oui, je suis une touriste qui n’aime pas que les autres aient la même idée que moi. Heureusement, il pleuvait ^^ J’avais été très inspirée : du coup, nous étions une dizaines sur les lieux…

 

Et ça valait réellement le coup ! Déjà, le trajet entre Argentat et les tours de Merle est assez bucolique ; ma citadine d’amour a eu quelque peu de mal, mais quel bonheur de rouler en première sur des chemins de terre ! La route interdite aux caravanes est beaucoup plus intéressante : elle passe devant une magnifique croix (avec un petit Jésus qui louche) et quelques fermes typiques de Xaintrie.

 

Ce qui est impressionnant une fois arrivé, c’est la situation géographique : les vestiges des tours de Merle se situent au sommet d’un éperon rocheux ; la Maronne, affluent de la Dordogne enlace la colline. Tout autour, d’autres collines enserrent celle des tours de Merle (oui, je décris mal, mais vous n’avez qu’à vous rendre vous-même sur place !).

 

Les tours furent construites sur un site de troglodytes préexistant, dont les habitants furent appelés « cafocenc » par la population locale (chiens fous en occitan). Ne me demandez pas pourquoi, mais on ne devait pas s’ennuyer en leur compagnie !

 

Bref, venons aux tours elles-mêmes ! Dépendant de la vicomté de Turenne (absoooolument à visiter, par ailleurs), une famille noble, vassaux des vicomtes, se seraient établis en ce lieu stratégique (ils ne pouvaient pas faire mieux) vers le XIe siècle (après JC, cela va se soit !).

 

Ce qui est intéressant, c’est que ce ne sont pas des ruines « muettes » (où il faut croire le guide sur parole car il ne reste que 3 pauvres pierres) ; on accède à la cité par la porte, la visite le fait par la rue del ferradou… Ce qui m’a le plus impressionné, ce sont les ruines de la chapelle seigneuriale. Les arrêtes sont encore visibles, les baies ouvertes sur la verdure… L’endroit idéal pour rêvasser à faire la Princesse…

 

Le site se compose de 7 tours, et il est possible actuellement d’en visiter 3… La dernière nécessaire un cœur bien accroché pour monter dans cordon (surtout quand il pleut) et pour supporter la hauteur.

 

J’ai eu la chance de visiter les tours de Merle l’été ; la petite fille qui est en moi fut comblée : faire mumuse avec de pauvres zanimaux qui n’ont pas demandé à être entre mes mains, puis surtout LA CHASSE AU TRESOR. Si vous avez le code (qui se trouve en bas), vous pourrez aller voir la dame dans sa tour. Bon, moi, j’étais tout en haut, la flemme de tout redescendre, la dame a été gentille de me laisser profiter du trésor (les bonbons estampillés CG de Corrèze). Du coup, j’ai appris que j’étais bonne à marier (j’ai « fais des étincelle » grâce à une morceau de fer sur du silex) et j’ai pu essayer une magnifique côte de mailles (c’est drôlement lourd ces choses là). Prochainement des photos en partie censurées…

09.11.2007

Affaire criminelle, premier acte : affaire Marie Lafarge-Capelle

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J’ai découvert l’histoire dramatique de Marie alors que je me flânais chez un bouquiniste tulliste. Je suis tombée sur l’autobiographie de Marie, qu’elle a rédigée en prison. En en parlant autour de moi (à des non tullistes), je me suis rendue compte à quel point cette histoire était encore très présente dans l’inconscient des français. Un peu comme Marie Besnard.

Car MA Marie fut elle aussi soupçonnée d’avoir empoisonné son mari…

Je l’ai retrouvée en visitant le Musée du Cloître ; un journaliste raconta l’histoire de Marie sous forme de bande dessinée. Seulement ce monsieur choisit le parti prit de la victime, accusant Marie de tous les maux (aussi vénaux soient ils).

Marie-Fortunée (ah bon ?) Capelle (1816-1844) est née dans un milieu noble (son arrière-grand mère aurait fricoté avec un Prince d’Orléans). Orpheline très tôt, elle fut élevée par ses tantes au château de Busagny.   

D’après le caricaturiste du Musée du Cloître, elle choisit son époux sur catalogue (comme une espèce de mante religieuse)… J’en doute. Il sembleletait que ce soit plutôt l'inverse. BREF. Elle se maria avec Charles Pouch-Lafarge, un homme couvert de dettes. Il lui fit croire que la Corrèze, c’était tip top, seulement elle se retrouva en tête-à-tête avec sa belle-mère, dans l’ancien monastère du Glandier (commune de Beyssac). Infesté de rats (d’où l’arsenic pour les faire mourir), humide, isolé, autant dire que Marie tenta de fuir ; sans succès. 

En décembre 1839, alors que Charles était en voyage à Paris, histoire de renflouer les caisses, sa femme lui envoya un gâteau. Il mourut quelques semaines après… Mais que s’était-il passé ?

  Du coup, elle a connu un procès devant la cour d’assises de Tulle qui la condamna aux travaux forcés après exposition en place publique de Tulle. Mais ce qui est important dans cette histoire, c’est :

-         que ce feuilleton judiciaire passionna les foules 

-         que pour la première fois on fit intervenir des scientifiques pour analyser les viscères du défunt

-         qu’on l’accusa sans preuve (une seule analyse démontrant que le corps de Charles avait de l’arsenic), la rumeur s’occupant de tout

-     qu'elle fut soutenue, entre autres par George Sand (avec qui elle échangea une correspondance abondante). Marie était une femme rafinée et très instruite laissa derrière elle des écrits d'une grande qualité littéraire (Heures de prison à lire absolument).

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Au final, sa peine fut commuée en détention criminelle à perpétuité, Marie ayant la tuberculose ; puis elle fut grâciée en 1852 par le futur Napoléon III avec l'aide d'un ami de son père; finalement, elle décéda d’ailleurs à Aulus-les-bains en cure.

  Finalement, il semblerait, d’après des études récentes, que Charles serait mort de la fièvre typhoïde… 

Cette histoire connu un véritable engouement, soulevant des idées anti-parisiens et largement misogynes.

  D’ailleurs, je cherche absolument le film avec Renoir de 1937… Personne ne connait dans la foule ?
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Grâce à notre cher journaliste d'investigation Pierre Belmare (sic) qui lui consacra une émission, un dossier de réexamen de cette affaire a vu le jour; seulement la révision du procès reste en suspend... Mais tout le monde ne l'a pas oubliée: un avocat, descendant d'une amie de Marie, persuadé de son innocence, ne compte pas en rester là....